Mireia Belmonte, la polyvalence comme atout majeur

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Dire que les performances Mireia Belmonte García était très attendues du côté de Barcelone relève de l’euphémisme. En constante progression depuis ses titres décrochés sur 400 4N et 400 NL lors des championnats du monde junior à Rio en 2006, la catalane semble avoir franchi un cap à Londres l’été dernier.

Repartie des championnats d’Europe en grand bassin de 2008 à Eindhoven avec l’or sur 200 4N et le bronze sur 200 papillon, elle a par la suite connu une véritable disette en grand bain, passant à côté de ses championnats du monde à Rome en 2009 et d’Europe à Budapest l’année suivante. A Shanghai en 2011, elle doit alors se contenter de la quatrième place sur 400 4N, ne parvenant pas à passer le cap des demi-finales sur 200 4N et 200 papillon – terminant respectivement à la 10ème et 9ème place.

Une spécialiste du petit bain

Ses performances en petit bain à la même époque sont en revanche d’un tout autre acabit. Après une médaille d’argent à Debrecen lors des championnats d’Europe en 2007 sur 400 4N, elle décroche deux breloques à Manchester l’année suivante aux mondiaux – argent sur 200 4N et bronze sur 400 4N. Elle conserve sa deuxième place sur 400 4N à Istanbul lors des championnats d’Europe en 2009. 2010 est l’année de la confirmation : elle décroche 3 titres aux championnats du Monde de Dubaï (200 et 400 4N, 200 papillon), ainsi que l’argent sur 800 NL. Au niveau européen, elle continue sa moisson l’année suivante à Szczecin avec 4 titres (200 et 400 4N, 200 papillon et 400 NL).

Tout à la fois spécialiste du 200 papillon et des épreuves de 4 nages, Mireia Belmonte parvient progressivement au niveau des meilleures sur le 400 NL et les épreuves de demi-fond (800 et 1500 NL). Lors des championnats d’Europe en grand bain à Debrecen en 2012, elle décroche l’or sur le 1500 NL, ainsi que l’argent sur le 400, mais doit se contenter de la quatrième place sur le 200 papillon. Arrivée en confiance aux Jeux Olympiques, elle offre à l’Espagne sa toute première médaille, obtenant l’argent sur 200 papillon en 2:05.25. L’argent, elle le décroche également sur 800 NL en 8:18.76, à 4 secondes de l’américaine Katy Ledecky. En revanche, elle reste loin des meilleures sur les épreuves de 4N – 10ème sur le 200, 8ème sur le 400 – dominée par la chinoise Ye Shiwen.

Le doute post-olympique et la confirmation barcelonaise

Passée par une grande période de doute, sans entraîneur ni licence, à deux doigts de prendre sa retraite sportive, elle rejoint finalement son ancien entraîneur, le français Frédéric Vergnoux, et enchaîne les longueurs à Sabadell, travaillant encore et encore pour se qualifier et bien figurer à Barcelone. Aux journalistes de l’EFE – équivalent hispanophone de l’AFP – elle détaille son entraînement, à base de travail, de travail et encore de travail, et ce surtout quand l’envie n’y est pas. Elle réalise finalement les minimas sur six épreuves (200 et 400 4N, 200 papillon, 400, 800 et 1500 NL), faisant porter sur ses épaules de grands espoirs de médailles côté espagnol.

Mireia Belmonte répond présente, décrochant 3 podiums. Si elle ne parvient à accrocher aucun titre, elle termine à la 2ème place sur 400 4N (4:31.22) et 200 papillon (2:04.78) et prend le bronze sur 200 4N (2:09.45). 4ème sur le 1500 (15:58.83), elle participe également à la finale du 800 NL et termine 5ème (8:21.99). Un bilan honorable, qui ne la satisfait toutefois pas pleinement, elle qui avait faim d’or, notamment sur le 200 papillon.

Comme Missy Franklin ou encore Laure Manaudou avant elle, Mireia Belmonte peut compter sur sa polyvalence. Alors qu’Ashwin Wildeboer Faber et Rafael Muñoz Pérez sont loin des temps qui leur avaient permis de décrocher le bronze à Rome en 2009 – sur 100 dos pour le premier, 50 et 100 papillon pour le second – la polyvalence et les résultats de Mireia Belmonte font d’elle la chef de file d’une natation espagnole pas au mieux de sa forme. Celle qui est d’ores et déjà considérée comme la meilleure nageuse de l’histoire de l’Espagne devra dès lors confirmer son rang dès l’année prochaine et les championnats d’Europe de Berlin, avec dans le viseur les Jeux de Rio et son rêve de titre olympique.

Pour terminer, un document reprennant les résultats de Mireia Belmonte lors des grandes compétitions depuis 2006, ainsi que ses meilleurs temps au 7 août 2013 : Stats Mireia Belmonte.

C.B.

Image : Getty

Article également publié le 7 août 2013 sur beIN Sport Your Zone.

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