Florentino Pérez, épisode 2 : la reconquête du trône et l’obsession de la Décima (2009-…)

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Le nom de Florentino Pérez est aujourd’hui indissociable du Real Madrid, qu’il préside depuis 2009, après un premier passage entre 2000 et 2006. Entre succès, échecs et polémique, retour sur le Real Madrid version Pérez. Deuxième épisode, de 2009 à aujourd’hui : la reconquête de la présidence et l’obsession de la Décima.

Après son départ de la présidence, Floretino Pérez est remplacé – après les intérims de Fernando Martin Alvarez et Luis Gomez-Montejano – par l’avocat Ramon Calderon. Sous sa présidence, la valse des entraîneurs continue, mais l’armoire à trophée se remplit : un championnat (2007). Pourtant vainqueur du championnat en 2006, Fabio Capello est remercié et remplacé par Berndt Schuster. Côté transferts, la folie dépensière ne s’arrête pas avec le départ de Pérez : Ruud van Nistelrooy, Arjen Robben, Wesley Sneijder, Royston Drenthe.

Malgré ses promesses de campagne, ni Cesc Fàbregas ni Kaka ne rejoignent le club. Pas plus que Cristiano Ronaldo l’été suivant. Malgré quelques transferts réussis (Marcelo, Higuain, Cannavaro), l’ère Calderon ressemble plus à une accumulation de joueurs sans ligne directrice, couronnée malgré tout par un championnat. Accusé de fraude lors du vote du budget, il finit par démissionner en janvier 2009.

Galactiques 2.0 et espagnolisation

Candidat officieux, Florentino Pérez finit par se présenter de façon officielle, promettant notamment aux socios le transfert de CR7. Face à l’absence totale de concurrence, il est élu et retrouve son fauteuil de président. Désireux de nommer un grand entraîneur reconnu mondialement sur le banc, il enchaîne les déconvenues et fini par confier le poste, en attendant mieux, à Manuel Pellegrini. S’en suivent les transferts de Kaka, Cristiano Ronaldo, Benzema, Xabi Alonso ou encore Alvaro Arbeloa.

Présentation Cristiano Ronaldo Real Madrid 2009

Parallèlement à la poursuite de sa politique galactique, Pérez semble vouloir procéder à une espagnolisation – limitée – de l’effectif. Et cela marche… presque. Face à un Barça monumental, et malgré une saison exceptionnelle, la Liga échappe encore une fois à la Maison Blanche. En Ligue des Champions, la déconvenue face à Lyon fini de sceller le sort de Pellegrini, notamment cible d’une campagne de dénigrement généralisée organisée par Marca.

Mourinho, pour tout changer

A l’été 2010, Florentino Pérez parvient finalement à recruter celui qu’il désirait ardemment la saison passée : José Mourinho. L’objectif est double : mettre fin à l’hégémonie du Barça et gagner la Décima, la dixième Ligue des Champions de l’histoire du club. Le bilan est globalement mitigé (lire : José et le fantôme du Baron del Bosque : le bilan de l’ère Mourinho). Les objectifs sont finalement loin d’être atteints, et la Décima attend toujours. José Mourinho remercié, c’est à Carlo Ancelotti qu’incombe désormais le poste le plus instable qui soit.

Les départs d’Higuain (lire : ¡Hasta la vista, Gonzalo!) et Özil (lire : Gracias Mesut) ont considérablement réduit la profondeur de l’effectif. Les recrutement d’Isco, Illarramendi, Carvajal et, surtout Gareth Bale ont marqué le mercato madrilène. Présenté comme le pendant de Cristiano Ronaldo côté droit, le gallois aura fort à faire pour s’imposer et prendre une place qu’occupe Angel Di Maria depuis maintenant plus de trois ans. Isco parviendra-t’il à remplacer Özil, parti faire le bonheur d’Arsène Wenger et Arsenal ? Une réponse positive est indispensable au bon déroulement de la saison madrilène, déjà marquée par une défaite dans le derby madrilène, au Bernabéu, la première en 13 ans !

Côté financier, le ciel est définitivement bleu. Malgré une dette toujours aussi énorme (590 millions d’euros), les actifs et surtout, le potentiel marketing du club, permettent à la Maison Blanche de jouir du soutien indéfectible des banques et créanciers divers. Il faut dire que depuis quelques années, le chiffre d’affaire annuel est en constante augmentation : 513 millions d’euros pour la saison 2011-2012, faisant du Real Madrid le premier club professionnel à dépasser la barre des 500 millions d’euros.

C.B.

Retrouvez les deux autres articles de cette série consacrée à Florentino Pérez ici.

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