#TOD au stade #1: Real Madrid – Real Sociedad (5-1)

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Samedi 9 novembre, 14h20 : les alentours du stade Santiago Bernabéu commencent à se remplir. Je me dirige doucement vers la porte C, celle qui mène en haut de la tribune nord du stade. Le temps d’enfiler mon maillot du Real floqué Higuain – ne perdons pas une occasion de troller Benzema, même si je vais le regretter un peu plus tard. Les portes finissent par ouvrir, contrôle des sacs, et c’est un peu la cohue pour grimper les marches qui mènent aux premiers escalators. Je finis par arriver en haut, et par trouver ma place.

MADRID – Plus qu’une heure à tuer avant le début du match. Les joueurs, ou plutôt les gardiens du Real, et Claudio Bravo, celui de la Real, sortent s’échauffer sous quelques applaudissements, bientôt rejoints par les autres joueurs. Les joueurs basques enchaînent les passes dans les petites espaces, on se dit que le match risque fort d’être intéressant. Le speaker donne enfin les compos, en commençant par celle du Real : Diego Lopez, Carvajal, Varane, Pepe, Arbeloa, Xabi Alonso (applaudissements soutenus), Khedira, Modric, Cristiano (énorme ovation), Bale et Benzema (sifflets), puis les remplaçants dont Casillas, très largement ovationné. La compo de la Real est donnée sous les sifflets, et un applaudissement, le mien, quand est énoncé le nom de Griezmann. Les équipes, retournées aux vestiaires quelques instants plus tôt font leur entrée sur la pelouse. L’arbitre donne le coup d’envoi.

Le match commence tranquillement, le Real prend assez rapidement le contrôle du ballon. Une dizaine de minutes plus tard, alors que le stade prend des allures de maison de retraire à ciel ouvert, Benzema adresse une belle passe à CR7, qui envoie une frappe aux fond des filets. 1-0. De quoi réveiller un peu tout le monde. Quelques minutes plus tard, on inverse les rôles, Benzema la met au fond sur un service de Cristiano. Après l’avoir sifflé, le stade exulte. La première période est réellement à sens unique, Benzema se retrouve souvent sur le côté gauche quand CR7 infiltre l’axe. Bale enchaîne les courses inutiles sur son côté, parfois aidé par Carvajal.

Mais celui qui détonne, en dehors de CR7, auteur d’un doublé sur pénalty en première période, c’est surtout Modric, véritable métronome du jeu madrilène, qui semble ne plus du tout manquer de liant comme c’était le cas depuis le début de la saison. La paire Khedira-Alonso à la récupération n’y est sans doute pas pour rien. Khedira qui d’ailleurs en profite pour marquer un 4ème but. A noter la splendide performance artistique de Pepe qui, voyant tomber le joueur qu’il venait de percuter, décide de faire de même avec un talent d’acteur indéniable. « Ce type à un problème dans la tête » entend-on derrière moi. 4-0 à la mi-temps, le match semble plié. Les supporters madrilènes en tribune en son convaincu. Mon « Attention à Griezmann, il est dangereux » n’a pas l’air de convaincre mon voisin.

Le temps d’aller chercher un Coca à la buvette (note, Florentino, ça fera toujours 3€ de plus pour financer ton toit) et me revoilà à ma place. 10 minutes à galérer avec le wi-fi du stade, l’entrée des joueurs m’interrompt. La seconde période débute, avec un changement important pour la Real, l’entrée de Zurutuza, qui fera beaucoup de bien aux basques. Volontaire mais peu en réussite en première période, Griezmann est décalé dans l’axe de l’attaque. Le match reprend sur un rythme différend, la Real se montrant de plus en plus dangereuse. Griezmann s’infiltre dans la surface, et tombe. Il réclame un pénalty – qui semble être bien réel, selon moi du moins. Pas le temps de cogiter. Une minute plus tard, Pepe sort une belle boulette, Griezmann en profite, petit piqué et 4-1 à l’arrivée. Non contente de ses performances, la défense madrilène décide de se faire quelques frayeurs, heureusement sans conséquences sur le score.

Alors que je décide de profiter du coup-franc obtenu par Modric pour sortir mon appareil photo et faire quelques tests, Cristiano décide de le mettre au fond. Splendide but donc. Les sorties de Khedira et Alonso pour Isco et Illarramendi ne changeront rien au score. Puis c’est au tour de Benzema de sortir, remplacé par Morata. Sifflé une heure plus tôt, le français a cette fois-ci droit à des applaudissements nourris. Le public de moutons madrilènes dans toute sa splendeur. Principale différence entre les deux attaquants : Morata vient directement presser les joueurs basques. En dehors de ça, ses quelques minutes de jeu seront principalement marquées par un splendide raté devant les cages, digne de Benzema. A noter un très bel arrêt de Diego Lopez en fin de match. Arrêt que beaucoup de spectateurs n’ont pu voir, car déjà partis depuis 5 bonnes minutes. Sûrement une technique pour ne pas rester, comme moi, 15 minutes bloqué dans les couloirs du métro, noyé sous une vague de madridistes.

Match plaisant à l’arrivée, bien maîtrisé par les joueurs du Real, malgré une fébrilité défensive encore et toujours présente. Grosse ambiance au Bernabéu. Non, je déconne. Animées comme une partie de bridge au club du troisième âge Louis la brocante, les tribunes donnaient réellement envie. Deux-trois chants entonnés sur le match, un très recherché « Cristianoooooo, Cristianoooo » sur les buts du portugais, et c’est à peu près tout.

Entre nous, je n’ai eu aucune envie de regarder attentivement chaque joueur, je n’en ai donc notés que quelques-uns :

  • Arbeloa : une fois n’est pas coutume, cette enclume d’Alvaro a sorti un bon match sur un côté gauche qu’il n’a plus vraiment l’habitude d’occuper. Parfois aux avant-postes, il a su se montrer utile. A noter tant c’est rare.
  • Xabi Alonso : Dieu.
  • Modric : un match énorme de Modric, très influant sur le jeu, et très présent devant. Absolument irréprochable.
  • Bale : tout droit. Toujours tout droit. De préférence dans les panneaux publicitaires.
  • Griezmann : discret en première période, malgré une bonne volonté évidente. Replacé dans l’axe, il aurait pu marquer un doublé, voire un triplé. Malheureusement pour lui, Diego Lopez n’est pas aussi mauvais que Pepe.
  • Zurutuza : son entrée – combinée à celle de De La Bella – a radicalement changé le jeu des basques. Présent à la relance, il l’est aussi devant, donnant un quasi-passe décisive à Griezmann sur son but. Khedira a eu tendance à parfois trop lui laisser d’espaces.

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C.B., à Santiago-Bernabéu.

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